Les récits

Une personne disparue, grâce à la réalisation d'entretiens avec une dizaine de ses proches :

Fin juillet 1930, au petit matin.
Les premières lueurs du jour inondent la chambre boisée de mes parents dans un chalet traditionnel suisse appelé « Mayen ».
Dans les bras l’un de l’autre, les jeunes mariés se réveillent amoureusement au son du chant des oiseaux, perchés dans les arbres des montagnes environnantes.
J., jeune suisse de 32 ans, et S., champenoise tout juste sortie de l’adolescence, se sont promis fidélité quelques mois auparavant.

Neuf mois plus tard, le 24 avril 1931, jour de Vénus, symbole de Beauté, la petite valaisanne que je suis ouvre les yeux pour la première fois.
 

 

Une dame âgée de 85 ans, pour son anniversaire :

Les repas de famille n’étaient pas des moments joyeux ponctués de rires et de discussions animées. Nous échangions peu. Comme pour rompre cette monotonie, je faisais le « guignol » comme disait ma mère. Je jouais mon rôle d’amuseur de galerie. Mais jamais en présence de mon père.
Après le repas, quand nous avions terminé de saucer nos assiettes et que les bûches achevaient de se consumer dans la cheminée, mon père allait se coucher car il lui arrivait de travailler de nuit. Il faisait glisser ses espadrilles jusqu’au premier étage et nous l’entendions ronfler quelques secondes plus tard. C'était le signal que j'attendais ! Debout sur ma chaise, avec ou sans accessoires, en chanson ou en mime, je me mettais en scène. Mes sœurs et ma mère m'accompagnaient  de leurs rires francs. Mais elles se reprenaient vite. Il ne fallait pas risquer de réveiller mon père !

 


 

Un homme, pour ses 30 ans, en recueillant les souvenirs de ses amis

     

 

Comme eux, racontez votre histoire en cliquant ici.